Je suis féministe, et j’écoute du rap.

Et mes souvenirs en sont teintés. 8 ans. 10 ans. 12 ans. 15 ans. 20 ans. C’est Cinquième As dans la voiture de papa. 8 Mile à la maison. Stan dans la voiture de maman. Solaar pleure dans la voiture de l’amoureux. NTM. Dans ma bulle dans mon lit de petite fille. Eternel recommencement dans l’écouteur du cousin. La Kalash chargée des copains bourrés. La larmiche devant Marshall au Stade de France. Les frissons et les gouttes de sueurs grâce à Aurélien et au Fennec à Bercy. Du Flip en intraveineuse à en gerber. Et je vais pas tous les citer.

« Toutes des putes, sauf maman. »

Pour moi le rap n’est qu’une extension et un reflet de la société patriarcale sexiste dans laquelle je vis. Une vision de la société, majoritairement de la fenêtre d’hommes, puisque pour trouver des femmes rappeuses une fois qu’on a dépassé Diam’s et Nicki Minaj, il faut être plus qu’un consommateur commercial du genre. La femme comme gain, comme objet à posséder pour montrer sa force et son influence. Comme objet à détruire et salir pour déposséder ou insulter un ennemi.

Dans les chansons de rap on passe très vite du « je l’aime » à « sale pute ». La femme Mère est vénérée et intouchable, sauf quand c’est « ta mère la pute ».


Eminem – Cleanin’ out my closet, Nekfeu – Nekkatsu, Lomepal – Palpal, Youssoupha – Maman m’a dit, Nekfeu & Sneazzy – Saturne

La femme sexuellement attirante et active, est à la fois insignifiante/objetisée/insultée et  indispensable à l’expression des états d’âmes du mâle dominant.


Sneazzy & Nekfeu – Voilà, Guizmo – T’es juste ma pote, Taïpan – Rien à foutre, Kaaris – Tchoin

Et la femme Aimée, l’Unique, Idéalisée. Elle est LA faiblesse pour le rappeur qui subit tout à coup l’assaut émotionnel incontrôlé.


Lomepal – Bécane, Orelsan – Finir mal, Nekfeu – Galatée, Georgio – A mi-chemin

Une seconde vénérée, la seconde d’après insultée. Soit t’es une pute. Soit t’es une épouse. Et donc, tu seras mère. Choisis ton camp. Porter le monde sur tes épaules, ou être réduite à ton physique sexualisé, être abusée, et jetée sur la chaussée ? Aucun juste milieu, aucune échappatoire.

Ça te choque ? C’est pourtant le monde dans lequel tu vis. Suffit de sortir sur son pallier et d’ouvrir ses yeux pour le voir. La place de la femme dans le rap n’est que l’expression décomplexée de la réelle place de la femme dans notre société. Oui, c’est choquant. Oui, le rap est brut, cash, brutal, violent. Il est dérangeant, il te gratte, il te heurte. Mais non, le rap n’a pas le monopole de l’objetisation de la Femme. Parce que pendant qu’on tape sur la gueule d’Orelsan pour lui retirer ses victoires de la musique (si tu veux savoir ce que j’en pense, tu peux cliquer ICI), on bénit la chanson française d’antan, intouchable et idolâtrée. Et pourtant tout autant masculinisée, sexiste et misogyne (quoi qu’un peu plus politiquement correcte, je te l’accorde).


Michel Delpech – Les Groupies, Georges Brassens – Putain de toi, Michel Sardou – Les villes de grandes solitudes, Julien Clerc – Mélissa, Léo Ferré – full interview ICI

On ravale son vomi.

Le pouvoir de ma bite des mots

Je crois à l’incroyable pouvoir des mots. Les mots qu’on chante, qu’on lit, qu’on s’approprie, qui infusent notre cerveau et façonnent notre façon d’appréhender le monde. Et ce à l’insu de notre plein gré. Je pleure quand je vois tous ces jeunes qui chantent innocemment toutes ces chansons misogynes, violentes, stériles, parce que « ca vaaaa, c’est juste une chanson ». J’aimerais éradiquer de la surface de la Terre tous ces pseudos artistes brailleurs phallocentrés. C’est tellement triste de voir tous ces mecs qui ne voient que leur caleçon, leurs conquêtes, et leurs « ta mère la pute » comme moyen de se faire mousser.

Et pourtant, j’écoute du rap. J’écoute le rap dans lequel je trouve la rébellion, le cri, l’outil d’expression. Le rap dans lequel je trouve l’amour des mots, la poésie, et une volonté de libération. J’admire tous ces gens capables de sortir leurs tripes et leur cœur et de les foutre sur la place publique. J’aime le rap qui donne de la couleur, qui nuance, qui teinte. Le rap qui rassemble, qui transforme le public en tribu. Qui fait résonner les mots dans les entrailles, ceux qu’on s’envoie en pied d’page dans un joli message.

Donc oui, j’écoute du rap (en fait c’est le titre de l’article). Qu’il soit conscient, egotrip, poétique ou commercial. Je me laisse heurter, toucher, polémiquer à son sujet. Parce que qu’il m’agresse, m’irrite, me touche ou me parle, je n’ai pas encore trouvé de photographie plus fidèle de ce que vit une partie de ma société à un instant T.

Oui, la Culture du Viol se porte bien, Merci.

Elle se calme la féministe ?

STOP ! PAUSE. On peut faire un petit point ensemble un instant ?

Donc là, on est dans un monde, en l’an 2018, en Occident, où les femmes qui luttent pacifiquement pour qu’on arrête de les violer et de les tuer sont dites extrémistes, ou « féminazies », où le mot « féminisme » est connoté négativement, pendant que des violeurs violent en réunion, s’affichent dans des groupes sur les réseaux sociaux et sont seulement condamnés pour « abus sexuels » ? Donc là on vit dans un monde où des mecs viennent m’expliquer tous les jours via messages privés sur Instagram et Facebook que c’est cool le féminisme mais « que certaines exagèrent un peu quand même », pendant que des groupes d’hommes hétérosexuels dits « célibataires involontaires » se forment, propagent la haine contre les femmes, et amènent à des meurtres sur la place publique ? On vit dans un monde où des hommes violent et tuent des femmes et des petites filles, sont condamnés, et récidivent faute de prise en charge et de suivi alors qu’ils sont connus des autorités ? On est vraiment dans un monde où on est en train de nous expliquer que faudrait pas trop gueuler contre le harcèlement sexuel et le viol, parce qu’on est en train de castrer les hommes et d’empêcher la drague, la séduction, et le sexe ?

WOW ! Vraiment ? On en est ENCORE là ? Je serai toujours effarée de voir la capacité des humains à revendiquer leur supériorité intellectuelle, technologique, scientifique et culturelle face à toute autre espèce connue, tout en prenant sans aucun souci pour excuse le caractère primitif et sexuel du pauvre homme en proie à ses pulsions, seul face à sa queue, quand il s’agit de parler de machisme, de sexisme et d’agressions sexuelles ! Des putains d’Hommes de Cro-Magnon !

Est-ce que, s’il vous plait, on pourrait juste l’espace d’un instant arrêter de TOUT CONFONDRE ?


Si tu n’es pas au fait des deux affaires (entre autres) auxquelles je fais référence dans le premier paragraphe, je te laisse en écouter le récit absolument iréel, invraisemblable, chimérique, inimaginable, et pourtant bien ancré dans la réalité. Assieds-toi (faut qu’j’te parle).

Il était une fois un viol en réunion

 

N.B : il est prouvé scientifiquement et par différentes études, notamment celle d’une chercheuse à Stockholm, que dans une très grande majorité des cas, les victimes de viol subissent un mécanisme de sidération psychique et de dissociation, appelé aussi « thanatose », terme utilisé quand un animal « fait le mort » en cas de danger (source : madmoiZelle). Ces mécanismes de défense qui se mettent en place pendant l’agression, tétanisent et paralysent la victime, l’empêchant donc de réagir et de se débattre. Oui, les études et récits scientifiques se trouvent en 2 minutes 30 sur Google. Non, les représentants de l’autorité n’ont de toute évidence pas Google, ou juste plus de mauvaise foi et d’incompétence que de fibre optique et de neurones.

 

Il était une fois la frustration sexuelle


 

Petit guide de bienséance
à l’usage de l’Humain en rut

Cas n°1 : « On peut même plus draguer bordel ! »

Je sais. Dans ce climat, il t’est très difficile de te positionner au milieu de la drague, de la « liberté d’importuner », du harcèlement de rue et de la gentille main au cul ! Laisse-moi t’expliquer. Draguer, séduire, faire la cour, sont des moyens employés par un-e individu-e dans le but de lier une relation amoureuse/de flirt/sexuelle avec un-e autre individu-e. Il est donc nécessaire, cher-e ami-e, que la personne que tu veux draguer ait envie d’être draguée.

!!! Attention, il y a un piège !!!

La drague n’est pas un processus à sens unique ! Séduire se fait à deux, et nécessite un consentement mutuel et éclairé ! Le fait d’ « importuner », de déranger, d’ennuyer, ne rentre pas dans le cadre de la séduction, en revanche, il peut rentrer dans celui de l’agression, ou du harcèlement.

Astuce : si tu veux savoir s’il-elle a envie que tu lui mettes une main au cul, passes d’abord par d’autres étapes telles que discuter, partager un diner ou une soirée à deux, ou encore, aller au cinéma. Un-e inconnu-e que tu croises dans la rue aura peu de chance de vouloir ta main sur son cul. Prudence ! Siffler, insulter et frapper ne donnera à personne l’envie de faire ta connaissance !

~

Cas n°2 : « Baaaaaah, elle a pas dit non ! »

Une relation sexuelle, comme toute relation, indique qu’il faut être (au moins) DEUX pour la vivre (cf. cas n°1). Ton seul désir et ta seule envie ne se suffisent pas à eux-mêmes. Tu dois tout d’abord t’assurer que la personne avec qui tu veux coucher est D’ACCORD !

!!! Attention, il y a un piège !!!

Etre bourré-e, dire non, fermer les yeux, ne plus bouger, et attendre que ça passe, ne sont ni des signes ostentatoires de consentement, ni des signaux de plaisir (cf. cas n°1). En revanche, les affirmations suivantes : « Oui. » « Va s’y. » « Déshabille-moi. » « Baise-moi. » « Prends les capotes dans la table basse entre le vibro et le bouquin de Laurent Gounelle. » sont un meilleur indicateur de volonté d’entamer un rapport sexuel consenti et éclairé. Mais cela ne doit pas t’empêcher de régulièrement t’assurer que ton ou ta partenaire est toujours d’accord pour que tu le-a touches ! Tu peux à ta guise utiliser ces petites phrases types pour t’en assurer : « Tout va bien ? » « Dis le moi si à un moment tu veux arrêter. » « Je peux t’enlever ton slip kangourou avec les dents ? »

Astuce : si tu es doté d’un coeur qui bat, et d’un cerveau naturellement irrigué, tu peux fouiller tout au fond de toi, et trouver Bienveillance et Empathie. Elles seront des amies  bonus fidèles, et seront un plus pour t’assurer que la personne que tu désires te désire aussi.

~

Grâce à ces deux petits cas pratiques, tu es désormais armé-e, et tu peux quitter le groupe des connards-ses qui mélangent tout et violent et harcèlent leur prochain. Et surtout n’oublie pas : si tu as un doute, c’est sûrement qu’il-elle ne veut pas !

J’ai mes règles

Sources images : Mommyish, Cosmopolitan, Pinterest, Viralthread, Erotic-nature, Ranker, Natureyoni, KSRFStudios, 2tout2rien

Mal aimées

Depuis mes 13 ans, tous les mois je saigne. Les anglais ont débarqué, j’ai mes ragnagnas, mes trucs, ma période rouge, ma semaine rouge, je suis indisposée. Depuis que j’ai 13 ans, la société me dit que je suis devenue une Femme, une Vraie. La Femme qui peut procréer. La Femme qui peut avoir des rapports sexuels. Une Vraie Femme qui à partir de maintenant, et pour le reste de sa vie, va soigneusement cacher ses protections hygiéniques dans la petite poche de son sac. Une Vraie Femme qui va prendre son sac à main avec elle pour aller aux toilettes au restaurant. Une Vraie Femme qui va cacher les tâches sur son jean, en priant pour que personne ne les remarque. Une Vraie Femme qui a mal des cuisses au nombril, en passant par les reins, le ventre, la tête et les seins tous les mois. Et en silence, s’il te plait. Une Vraie Femme qui va planifier ses vacances et ses weekends en amoureux en fonction de son cycle menstruel. Une Vraie Femme qui se sent honteuse d’en parler en public, devant tous ces gens qui trouvent ça si sale, si inapproprié, si intime, sauf pour faire remarquer qu’elle se conduit comme une chieuse. « Hé bah ! t’as tes règles ou quoi ? ». Une Vraie Femme à qui personne n’a expliqué tous les changements hormonaux auxquels elle allait être sujette quasiment tous les mois de sa vie. Une Vraie Femme qui va élaborer des stratagèmes pour s’excuser, et faire comprendre à son homme que ce soir, ça va être compliqué. Sperme, cyprine, salive et sexe anal passe encore, mais les règles ?!

Depuis que j’ai 13 ans je suis donc une Vraie Femme dans une société qui m’a inculqué que mon rôle était d’enfanter, tout en me disant que le sang qui coule de mon vagin tous les mois est indésirable, sale, impur, dégoutant. Aujourd’hui, en 2018, en France, il y a encore des gens qui croient qu’une femme qui a ses règles ne peut pas monter une mayonnaise sans la faire tourner. Aujourd’hui en 2018, dans certaines régions du Népal, une femme qui a ses règles vit recluse dans une hutte. Elle est soumise à la tradition Chhaupadi, qui lui interdit de rentrer chez elle, dans son école, ou dans son lieu de culte à cause de son impureté. Aujourd’hui, en Ouganda ou au Rwanda, pour environ 10% des petites filles, avoir ses règles est synonyme de déscolarisation faute d’accès à des sanitaires et à des protections hygiéniques. Aujourd’hui, en Inde, environ 88% des femmes n’ont pas accès à des protections hygiéniques. Elles s’exposent à des infections en utilisant de la cendre ou du tissu. Aujourd’hui, dans certaines régions du monde, on pense qu’avoir des rapports sexuels pendant les règles peut causer la stérilité, ou peut donner naissance à un enfant malformé. Aujourd’hui nous sommes plus de 7 600 000 000 sur Terre, dont la moitié sont des femmes. Et aujourd’hui dans le monde entier, la composition des protections hygiéniques telles que les serviettes ou les tampons reste souvent obscure, et cause parfois des chocs toxiques avec des risques d’amputation voire de décès.

En parler

Depuis que je m’intéresse aux mécaniques sexistes et que j’essaye de les identifier dans ma vie et mon intimité, j’ai remarqué à quel point je les détestais, les haïssais, voulais à tout prix les éviter. A quel point elles me déstabilisaient dans ma vie sexuelle. Peur du regard sur le fil du tampon, peur de dire non j’ai trop mal au ventre, ou non je me vide de mon sang. Depuis 3 ans, j’ai décidé d’en parler. Parler des règles en général, et parler de mes règles à moi. J’ai décidé de les porter dans l’espace public, d’en parler à mes proches, mes amis, mes connaissances. « J’ai mal à l’utérus », « Je vais changer mon tampon ! », « Super, j’ai fait une tâche sur mon jean », « Tu connais la coupe menstruelle ? ». Les gens qui ne me connaissent pas sont souvent choqués, heurtés, interloqués, et c’est pour ça qu’il est si nécessaire d’en parler. Oui, les règles font partie du domaine du privé. L’idée n’est pas de faire renifler nos tampons usagés. Juste d’en parler. De les NOMMER. Arrêter d’employer des mots ou expressions détournées. Parce que c’est parfois dur, handicapant, douloureux, contraignant. Parce qu’il FAUT les prendre en compte. Et puis parce que c’est la vie. C’est la vie comme accoucher, c’est la vie comme baiser, c’est la vie comme déféquer, comme pisser, comme se masturber. Et quel bonheur de sentir son cycle arriver, de voir cette merveille de corps fonctionner. Essayer de remarquer les étapes par lesquelles on peut passer. Parfois l’envie incontrôlable de manger gras, salé ou sucré. Parfois l’esprit conflictuel, la baisse de moral, le corps qui gonfle, le manque de motivation, ou le surplus d’énergie. Parfois les ovaires qui se tordent, parfois l’utérus qui se contracte, parfois les règles en retard, les règles en avance, les règles qui durent deux semaines, les règles qui s’arrêtent pendant trois mois. Les règles qui permettent de prendre soin de soi, de faire une pause, rester au chaud, se cocooner. En parler c’est se réconcilier avec son corps. En parler c’est permettre aux hommes de les prendre en compte et de ne plus les diaboliser. C’est envoyer le message aux femmes qui vous entoure que c’est permis, qu’elles ont le droit, que c’est accepté, que c’est NATUREL, qu’elles peuvent s’exprimer. C’est éduquer les petites et les jeunes filles.  C’est bannir les idées reçues. C’est prendre en considération les femmes dans leur globalité.

Chienne

J’suis féministe maintenant. Pas toi ? Ah mais c’est HY-PER tendance en ce moment. Hyper classe. Ca rapporte un max de thunes. Vachement à la mode. J’ai un t-shirt où c’est marqué dessus d’ailleurs. Et puis deux stickers sur mon Mac aussi. En plus j’m’épile plus trop les aisselles et le maillot. Ca tombait bien j’avais plus de sous t’façon… 40 euros tous les mois… J’préfère être féministe. Ah mais toi t’es pas féministe ? Ah non non non non, je suis pas une féminazie, attention. Mais alors là… PAS DU TOUT. T’sais j’aime bien quand même la bonne virilité, les claques sur le cul et rentrer gratos en boîte. Pi t’façon je sais pas me servir d’un tournevis du coup j’m’occupe de mes ongles et du gratin dauphinois. De toute façon, il est HORS DE QUESTION que je perde toute ma féminité quoi, no way. Fin j’veux dire, je peux pas m’éloigner de mes talons et de ma salle de bain plus de douze heures, donc bon… En plus j’ai fait une putain d’affaire chez Hello Body au mois de mars. Tu sais c’est le mois de la Femme, j’ai eu tout plein de réducs sur les produits d’beauté. Ah. Excuse moi, j’dois raccrocher. J’parle trop fort Marc arrive pas à suivre le match.

Océane… J’voulais te dire. Je t’aime tellement. Et j’ai tellement envie de toi c’est pas facile en ce moment pour moi. Tu bosses tout le temps, quand tu rentres t’es sur ton téléphone… Je sais c’est pour le boulot, mais déjà que t’as des horaires de dingue. Moi j’aimerais bien que quand on regarde Peaky Blinders le soir tu sois pas H24 sur ton téléphone ou en train de corriger tes trucs sur ton ordi. Tu sais c’est pour ça que je t’aime. Ton indépendance, t’as pas froid aux yeux, t’es passionnée, j’espère que t’iras loin ! Mais bon lààà… On baise même plus ! T’es hyper fatiguée, tu me dis non, t’as l’esprit occupé… Tu voudrais pas bosser un peu moins ? Tu vois je savais que t’allais t’énerver. Putain c’est pas compliqué tu pourrais au moins faire un effort. Un missionnaire ça te demande tant que ça ? Tu t’étonneras pas si j’vais voir ailleurs. En plus avec tes gros pulls toute la journée, tu ressembles à un sac, les talons ça te dit rien ?

Héééééé les gars ! On a notre grande gueule de la soirée !!! Alors comme ça t’es féministe ? Et depuis quand ? Du coup c’est quoi le combat ? Nan parce que t’es quand même consciente que là si toi et moi on fait un bras de fer… J’risque quand même de te dégommer, même avec l’égalité salariale hein ! Ho ça va… Je rigole. Souris un peu non ? Tu vas te faire des rides. Allez, on se détend. J’te jure en plus moi j’respecte grave les Femmes. Fin normal j’ai une soeur et une mère comme tout le monde, j’veux pas qu’elles se fassent violer. Moi j’ai toujours dit, les femmes d’abord. Si un jour j’ai une fille t’façon je défonce le premier mec qui la touche. J’espère au moins que t’es pas de ces nanas qui croient que tous les mecs sont des agresseurs et des violeurs ? Parce que y en a quand même marre de devoir prouver qu’on est un mec bien. Maintenant on peut même plus draguer sans se faire insulter, CA VA. Tu vois c’est comme là, on est en soirée, tu t’es faite toute belle, on devine bien tes p’tits boobs dans ton chemisier et t’es bien moulée dans ton jean… Ça en dit long, hein…? Entre nouuuuuus, allez. T’aurais pas un peu le feu au cul toi quand même ? D’ailleurs t’as pas un 06 ?